• Réduire le texte

    Réduire le texte
  • Rétablir taille du texte

    Rétablir taille du texte
  • Augmenter le texte

    Augmenter le texte
  • Imprimer

    Imprimer

Nouveau numéro d'INRA Sciences Sociales n°5/2013 - Décembre 2013

Décembre 2013 : Un nouveau numéro d'INRA Sciences Sociales est paru (5/2013) : "Commerce de bioénergies, une analyse théorique" par Jean-Marc Bourgeon et Hélène Ollivier

ARRACHAGE  de betteraves en Eure et Loire. © WEBER Jean
Mis à jour le 13/12/2013
Publié le 12/12/2013

Bien que le potentiel des bioénergies dans l’atténuation des émissions de gaz à effet de serre (GES) provenant des combustibles fossiles soit fortement discuté, plusieurs pays développés, tels que les Etats-Unis, l’Union européenne, et le Japon, se sont fixés depuis plusieurs années déjà des objectifs ambitieux d’incorporation des bioénergies dans leur bouquet énergétique, afin de réduire leurs émissions GES, notamment dans le secteur des transports. Les bioénergies sont présentées comme une alternative à la fois renouvelable et relativement propre aux combustibles fossiles. Les politiques mises en oeuvre donnent lieu à peu d’importations et pourtant, pour permettre d’atteindre une part de 10 % de biocarburants dans la consommation de combustibles dans les transports, les Etats-Unis, le Canada et l’UE auraient besoin d’utiliser respectivement 30 %, 36 % et 72 % de leurs terres agricoles (von Lampe, 2006). Un modèle théorique très simplifié de l’économie mondiale montre que l’ouverture au commerce des bioénergies aurait comme conséquence d’augmenter les émissions de GES si les pays du Sud ont un avantage comparatif dans le secteur industriel, ou au contraire de les diminuer grâce aux importations de bioénergie si ce sont les pays du Nord qui ont le secteur industriel le plus performant.