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Nouveau numéro d'INRA Sciences Sociales n°1-2/2018 - Août 2018

Août 2018 : un nouveau numéro d'INRA Sciences Sociales est paru (1-2/2018): "Comment nourrir le monde en 2050 ? Une revue des réponses issues des études existantes basées sur des scénarios globaux" par Chantal Le Mouël et Agneta Forslund.

Parcelle de blé tendre d'hiver, variété Koreli. Brouessy.. © Inra, WEBER Jean
Par Sophie Drogué
Mis à jour le 05/09/2018
Publié le 05/09/2018

Contrairement à la prédiction de Malthus, la croissance de la production alimentaire mondiale a été suffisante pour répondre à l’augmentation de la demande alimentaire, engendrée par la croissance démographique et économique, sans augmentation des prix mondiaux agricoles réels sur les 50 dernières années. Cependant, depuis le début des années 2000 face au ralentissement de la croissance de la production agricole et dans un contexte de forte demande alimentaire et énergétique, des inquiétudes se sont manifestées. La volatilité des prix sur les marchés agricoles constatée depuis 2007 suggère que ces marchés se sont tendus et renforce la perception que la période d’offre excédentaire est terminée. Depuis lors, la sécurité alimentaire mondiale est redevenue un enjeu et les travaux s’intéressant à la capacité du système agroalimentaire mondial à nourrir une population grandissante à l’horizon 2050 se multiplient. Nous avons recensé les travaux centrés sur des scénarios globaux et synthétisé leurs réponses à la question : comment nourrir le monde en 2050 ? Ce faisant, nous pointons les convergences et les divergences entre études et identifions les incertitudes et les besoins de recherche. Nous montrons que si les scénarios tendanciels concordent globalement sur les besoins en produits agricoles et alimentaires dans le monde à l’horizon 2050, les divergences de résultats des scénarios alternatifs permettent d’identifier un certain nombre de leviers sur lesquels il est possible d’agir pour nourrir le monde plus ou moins durablement. Les incertitudes et les besoins de recherche les plus manifestes concernent les trajectoires d’évolution des systèmes de culture et d’élevage à l’horizon 2050 ainsi que les performances techniques, économiques et environnementales comparées de systèmes alternatifs.